Ceux qui, en fin de vie, souhaitent un suicide médicalement assisté sont donc obligés d'aller à l'étranger, par exemple en Suisse. Le cas du jour est celui de la comédienne Maïa Simon, dont il faut saluer le courage et la détermination. Cet exemple douloureux nous rappelle que la "dignité humaine", c'est une affaire individuelle, et non pas ce qu'en disent les bien-pensants, les moralistes subventionnés ou l'état paternaliste, toujours prêts à vous dire ce que vous devez penser.
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Pour un libéral, il n'y a pas besoin de loi sur ce sujet (comme sur beaucoup d'autres). Il n'y a qu'un seul critère, celui du consentement. Est légitime tout ce qui est consenti et qui ne lèse pas autrui dans son corps ou sa propriété.
Hélas, ce serait trop simple pour cette démocratie bananière prétotalitaire qu'est la France, ou les individus sont considérés comme des vaches à traire dépourvues de cervelle (juste assez pour manger l'herbe et rentrer à l'étable pour la traite). Comme le rappelle Me Jean Paillot, vice-président du Centre Français pour la Justice et les Droits Fondamentaux de la personne :
En droit pénal, la volonté ou le consentement de la victime ne sont jamais des faits justificatifs : autrement dit, la volonté ou le consentement de la victime ne sont jamais pris en compte pour déterminer si une infraction est ou non constituée. Ainsi, il ne suffit pas qu’un patient réclame la mort pour qu’il soit possible de la lui donner. Tout au plus la demande pressante d’un patient, si elle est suivie d’effet, pourra justifier, selon les cas, des circonstances atténuantes. Un médecin ou un infirmier peuvent cependant parfaitement être poursuivis à raison d’un acte euthanasique, quand bien même la demande en aurait été effectuée préalablement par le malade ou le mourant.
Aider un patient à se suicider pourra également, selon les cas, faire l’objet de sanctions pénales.L'Etat-Moloch ne vous donne pas plus la permission de mourir que celle de ne pas payer d'impôts ou de quitter la sinistre SS. C'est tout juste si le suicide est toléré. On ne vous consultera (à vos frais) que pour tout ce qui est sans intérêt pour vous, comme les élections, en vue du partage du butin électoral, forme moderne du pillage.
Et ensuite vous vous étonnerez que nous, anarcho-capitalistes, confrontés à des lois injustes et liberticides, souhaitions la privatisation de la justice et le libre choix du système juridique que nous entendons respecter ?
2 commentaires:
Ouais, il est à craindre que, dans les conditions politiques actuelles -- esclavage des jeunes pour entretenir les vieux, mépris croissant du consentement -- l'euthanasie "choisie" soit rapidement remplacée par l'euthanasie "suggérée". On finirait bien vite par liquider les vieux qui n'ont rien demandé, sous prétexte de "déficit de la Sécu", ce qui, bien sûr, ne ferait rien pour le résorber.
C'est comme pour le syndicalisme : les libéraux du XIX° siècle voyaient bien dans l'interdiction d'icelui une atteinte au Droit d'association, mais ils avaient oublié le pourquoi de la Loi Le Chapelier : dans la pratique policière, comme Lemennicier l'a rappelé, il est impossible de laisser se constituer un syndicat ouvrier sans que celui-ci ne finisse par tourner au gangstérisme.
Qui peut nier que les syndicalistes sont des gangsters ?
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